Nîmes 29.08.2011, Une dizaine de famille de Tchétchènes viennent d'être expulsées des logements qui leurs avaient été attribués et se sont regroupées ce soir devant la Préfecture de Nîmes. Explication? Plus de crédits.
Quelques personnes se sont rassemblées avec eux et ont tentées de contacter le Préfet, les services sociaux et le Conseil Régional. Silence partout, aucune solution n'a été proposée pour reloger ces familles et elles sont de fait à la rue. Il y a là des femmes et de nombreux enfants, certains n'ayant que quelques mois.
Les familles ont décidés de rester toute la nuit devant la Préfecture pour réclamer un logement (qui nous a fait des promesses sur le droit au logement opposable il y a pas deux ans et pendant las élections de 2006 ?). Les quelques militants présents ont rapidement amené des tentes et des couvertures et un  campement s'est monté en moins d'une heure, 5 ou 6 tentes (dont une un peu abîmée venant du stock des Indignados). Des personnes vont passer la nuit avec les familles pour prévenir toute expulsion policière ou provocation xénophobes.
Il est invraisemblable de laisser à la rue des familles entières, ce n'est pas un cas isolé mais cruellement récurrent qui démontre l'extrème indigence et le saccage actuel des politiques d'aide. L'État semble de plus en plus compter sur la bonne volonté des associations et des particuliers qui ont très peu de moyens. Les caisses sont vides, Mr Fillon? A qui la faute?
Il faut noter que le zèle Préfectoral semble s'appliquer suite à la visite de Mr Guéant à Marseille et que de plus en plus nous sommes soumis à l'arbitraire des décisions préfectorale. L'exemple des Indignados rudemment menaçés par la Police à Montpellier et quasiment ignorés à Nîmes l'illustre aussi. Nous nous éloignons à grand pas d'un Etat de droit et nous sommes soumis au bon vouloir de Préfet sommés de 'faire du chiffre
', révoqués à la moindre faiblesse de leurs résultats ou selon l'humeur du moment de Mr Guéant, pour de basse raisons de racolage électoral. Trois Préfet en un an dans la région Marseillaise et l'essentiel des moyens consacrés à 'la lutte contre la violence', c'est dire si l'Etat est en mesure d'assurer ses missions!

Demain matin il faudra placer les autorités devant leur responsabilité si elles daignent les assumer. Mais en attendant il faudra aller soutenir et remplacer les personnes
ainsi que les familles qui auront passé la nuit sur place.
Il y a franchement de quoi s'indigner non?
Basta ya!